Don d’organes : les points essentiels à connaître

La France a rejoint la liste des pays qui ont rendu obligatoire le don d’organes après le décès d’une personne. La nouvelle loi sur le «consentement présumé» suppose que la personne décédée accepte de faire don de ses organes. Si 63 000 personnes ont été sauvées grâce au don d’organes, les donneurs manquent encore. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le processus du don d’organes.

Comment fonctionne le processus du don d’organes ?

Le processus de don d’organes peut impliquer le prélèvement des poumons, des reins, du cœur, du foie, du pancréas et des intestins pour les greffer à des patients inscrits sur la liste d’attente. Les médecins peuvent également greffer des tissus tels que des os, des artères, des cornées, de la peau, des valves cardiaques, des veines, des tendons ou des ligaments. Le rein est l’organe le plus couramment greffé. Suivent le foie, le cœur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin.

Chacun a le choix de devenir, ou non, donneur d’organes après sa mort. Si vous choisissez de faire un don, vous pouvez choisir de donner tout ou une partie de vos organes. En outre, un donneur permet souvent de greffer plusieurs personnes et peut sauver ou améliorer jusqu’à 9 vies. Les médecins jugent également au cas par cas pour le prélèvement de chaque organe. En effet, lorsqu’une personne décède, les médecins évaluent ses antécédents médicaux, son âge et l’état de l’organe à prélever avant d’intervenir.

Les principes encadrant le don d’organes post-mortem.

Le don d’organes en France repose sur trois règles établies par la loi du 22 décembre 1976 :

  • Le consentement présumé : toute personne peut devenir donneur d’organes à moins qu’elle n’ait exprimé son refus de son vivant.
  • La gratuité : il est interdit d’offrir toute rémunération ou avantage en contrepartie du don d’organes.
  • L’anonymat : il n’est pas possible de communiqué le nom du donneur au receveur et réciproquement. L’équipe médicale peut cependant informer la famille du donneur des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes.

Peut-on donner un organe de son vivant ?

Une personne majeure vivante peut donner essentiellement un rein ou un lobe de foie. Les conditions médicales sont strictes et le candidat doit se soumettre à un bilan médical complet, comprenant des radios et des examens biologiques. Il faut également s’assurer de la compatibilité donneur/receveur et de l’absence de risques pour les deux personnes. Depuis 2011, les membres d’une même famille peuvent désormais donner un rein à un des leurs. Pour les personnes extérieures à la famille, il faut pouvoir prouver un lien d’au moins 2 ans avec le receveur.

Comment puis-je devenir donneur d’organes ?

Depuis l’adoption de la loi Caillavet en 1976, tout adulte en France est donneur d’organes. Ainsi, tout le monde est un donneur d’organes à l’exception des personnes qui ont explicitement refusé, les mineurs, et les personnes sous la tutelle de quelqu’un d’autre (comme les handicapés mentaux). À noter que lorsqu’un enfant décède, ses parents peuvent autoriser le prélèvement de ses organes. De tels dons permettent de greffer un autre enfant. L’équipe médicale prend toutefois en compte la volonté personnelle de l’enfant sur le don d’organes. En effet, dès l’âge de 13 ans, les enfants ont accès au registre national des refus.

Comment s’opposer au don d’organes ?

Cependant, toute personne peut s’opposer au don de ses organes ou de ses tissus. Le refus n’est pas obligatoirement total : il est ainsi possible de s’opposer seulement au don de certains organes et tissus. Si vous souhaitez refuser de devenir donneur d’organes, il est nécessaire de s’inscrire sur le Registre National des Refus, en ligne ou par courrier et de fournir une pièce d’identité officielle. Sinon, vous pouvez également faire valoir votre refus par écrit et confier ce document daté et signé à un proche. Vous pouvez aussi communiquer oralement votre opposition à vos proches qui pourront attester auprès de l’équipe médicale.

Comment aborder le sujet avec ses proches ?

Prenez le temps de discuter de votre décision – quelle qu’elle soit – avec vos proches. Vous pouvez utiliser une actualité, une émission de télévision, une publication sur les réseaux sociaux ou encore un film qui aborde le don d’organes pour engager la discussion avec vos proches. Commencez par expliquer comment le don d’organes et de tissus améliorera, voire sauvera des vies et dites-leur comment vous en êtes arrivé à la décision de donner vos organes. N’hésitez pas à leur demander leur avis sur la question afin de créer un climat propice à la réflexion et aux échanges, sans tabou ni pudeur. En outre, vous pourrez également leur parler du don de sang, de plaquettes et de plasma.

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