Assurance santé et vaccins : comment sont-ils pris en charge ?

Enfant mais aussi adulte, le vaccin est le meilleur moyen de se protéger contre des maladies infectieuses potentiellement mortelles mais aussi d’éviter le risque d’épidémies. En effet, la plupart de ces maladies étant contagieuses, se faire vacciner ou vacciner ses enfants est aussi un devoir envers son entourage. Parmi les vaccins préconisés chaque année par le Ministère de la Santé, certains sont obligatoires, d’autres s’adressent uniquement aux personnes concernées par le risque. Comment sont-ils pris en charge par l’assurance santé ?

Les vaccins remboursés à 100%

Deux vaccins sont pris en charge à 100% par la sécurité sociale : il s’agit du ROR (rougeole, oreillons et rubéole) et du vaccin contre la grippe, mais à certaines conditions seulement. En effet, pour bénéficier d’une prise en charge totale du ROR, vous devez avoir entre 1 et 17 ans. Et votre vaccination contre la grippe saisonnière ne vous sera remboursée dans son intégrité que si la fragilité de votre état physique le justifie, c’est-à-dire si vous êtes âgé de 65 ans ou plus, êtes affecté d’une maladie chronique, subissez un traitement immunosuppresseur, êtes atteint du VIH, souffrez d’obésité grave… autant de caractéristiques qui vous exposent particulièrement à de sévères complications en cas de grippe. De même, si vous êtes atteint d’une affection de longue durée, la prise en charge de l’injection sera de 100%. Vous êtes une femme enceinte ou vous avez un projet de grossesse ? L’administration du ROR, qui comporte des risques graves pour le fœtus, est fortement déconseillée dans votre cas.

Les vaccins remboursés à 65%

Les autres vaccins reportés sur la liste ministérielle sont couverts à 65% par la caisse d’Assurance maladie, la mutuelle complémentaire prenant en charge les 35% restants sur la base du ticket modérateur. Parmi eux, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite et désormais contre l’hépatite B, la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae, à pneumocoque et à méningocoque, sont obligatoires pour les enfants nés à partir de janvier 2018. Les bébés à partir de 1 an résidant en Guyane ont également la stricte obligation de se vacciner contre la fièvre jaune. Le vaccin contre la varicelle et celui contre la tuberculose, qui figurent sur la liste, sont recommandés. Jusqu’à l’âge de 6 ans, les enfants peuvent bénéficier d’une vaccination entièrement gratuite dans le cadre d’une PMI.

Les cas particuliers

Quant aux vaccins contre l’hépatite A ou l’HPV (infection à papillomavirus), bien que figurant sur la liste du Ministère, ils ne sont pris en charge par la sécurité sociale à la hauteur de 65% que pour les personnes à risque. A savoir, pour le premier, des adultes souffrant de mucoviscidose ou d’une pathologie hépatique. Pour le deuxième, les jeunes filles entre 11 et 19 ans, les adolescents transplantés ou enfants candidats à une greffe, les jeunes des deux sexes vivant avec le VIH et les hommes jusqu’à 26 ans ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Les vaccins non remboursés

Il s’agit généralement des vaccins concernant des maladies infectieuses potentiellement répandues dans certains pays étrangers, comme le paludisme, la typhoïde, le choléra… Dans l’optique d’un voyage en Afrique, en Amérique intertropicale ou en Asie, renseignez-vous auprès du consulat au moins 3 mois avant votre départ. De nombreux pays exigent une vaccination contre la fièvre jaune. Si vous partez en pèlerinage à La Mecque, vous devrez vous faire vacciner contre l’infection à méningocoque, contre l’encéphalite japonaise pour aller aux Philippines, etc. Un séjour en Inde requiert un vaccin contre la fièvre typhoïde, également en ce qui concerne vos enfants à partir de 2 ans. Aucun de ces vaccins n’est pris en charge par la Sécurité Sociale. Si vous êtes souvent amené à voyager, vous avez donc tout intérêt à souscrire une mutuelle santé prévoyant un forfait vaccination, qui couvrira une partie des frais.

Le remboursement de l’injection

Les frais liés à l’injection du vaccin sont également à prendre en compte pour évaluer le coût total de la vaccination. En effet, cette dernière se déroule en trois temps : tout d’abord, vous vous rendez chez votre médecin traitant, qui vous fournit l’ordonnance avec laquelle vous vous présenterez à la pharmacie. Cette première consultation est remboursée par la Sécurité Sociale dans la mesure habituelle de 70% du tarif conventionné. Le vaccin une fois en votre possession, vous pouvez vous le faire injecter par votre médecin dans le cadre d’une nouvelle consultation, qui vous sera également remboursée à 70%. Si c’est une infirmière qui vient vous vacciner à domicile, le coût de l’injection ne sera pris en charge qu’à 60% et à condition que vous disposiez d’une prescription médicale. Selon la formule de votre mutuelle complémentaire, cette dernière peut couvrir une partie des frais restants.

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